Tamedia a rompu le dialogue en entamant ce jeudi 28 juin 2018 son plan de licenciements. En agissant de la sorte, l´éditeur fait fi du cadre instauré par l´office de conciliation selon lequel aucunes mesures de coercition (et notamment des licenciements collectifs) ne peuvent être prononcées. 

Le personnel des rédactions et ses représentants réunis aujourd’hui en Assemblée générale à 11h a décidé de la marche à suivre. La centaine de participant-e-s a décidé d’alerter l´opinion publique sur les méthodes de l´éditeur et les risques qui vont continuer de peser sur l´ensemble des titres du groupe à brève échéance.

Le personnel et ses représentant-e-s ont annoncé vouloir offrir une dernière chance à Tamedia de retirer les licenciements prononcés ce jour. Le but est également de demander aux gouvernements cantonaux, notamment ceux de Genève et Lausanne, de faire pression sur Tamedia pour qu’il revienne sur sa décision et prenne conscience du rôle qu’il a à jouer en tant qu’éditeur attaché à son cœur de métier dans le processus démocratique. Chaque citoyenne et citoyen de ce pays a droit à une information diversifiée et de qualité !

Le personnel et ses représentant-e-s vont également interpeller le conseil d’administration et son président, M. Supino.

Enfin, l’office de conciliation sera informé de la situation critique vécue par les rédactions et du fait que ce licenciement collectif est à leurs yeux et aux yeux de leurs représentant-e-s une mesure de coercition.

Si mardi 3 juillet 2018 à 11h30, la situation n’a pas évolué, le personnel et ses représentant-e-s décideront de mesures de lutte, pouvant aller jusqu’à la grève.

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