Quinze journalistes de la RTS sont poussés vers la sortie avec comme seul « choix » une retraite anticipée forcée ou un licenciement. Aucun plan de départs volontaires n’a été proposé.

Selon la RTS, la chute des revenus publicitaires la force à 14,3 millions d’économies en 2020. Annoncées tout d’abord sans licenciements, les premières mesures viennent de prendre la forme de 15 mises à la retraite anticipées forcées et la suppression de 9 postes vacants.

La Radio Télévision Suisse romande vient de pousser de force quinze collaborateurs vers la retraite anticipée, révélait samedi la Tribune de Genève. Une mesure prise, selon la porte-parole de l’entreprise de médias du service public, dans le cadre d’un plan d’économies de 14,3 millions d’économies en 2020. 

Consultation et départs volontaires
Comme le dénonce aussi le syndicat suisse des mass media (SSM), une mise à la retraite forcée n’est plus ni moins qu’un licenciement. En effet une véritable consultation du personnel et des partenaires sociaux ainsi que la mise sur pied d’un plan de départs volontaires doivent impérativement être organisés dans le cas de suppressions de postes de cette ampleur. En tant que syndicat des médias, syndicom regrette qu’une entreprise de service public se comporte de la même manière inacceptable que les grands éditeurs privés. 

Réintégrations à l’ATS
En 2018, l’Agence télégraphique suisse (ATS) avait elle aussi choisi de pénaliser les journalistes de 60 ans et plus en les licenciant tous dans le cadre d’une réduction massive de personnel. Grâce à sa forte mobilisation, soutenue par syndicom, les collaborateurs de l’ATS avaient obtenu que les employés de 60 ans et plus aient la possibilité d’être réintégrés. syndicom encourage fortement la SSR à elle aussi revenir en arrière sur sa décision et à organiser une véritable consultation et un plan de départs volontaires.

Il est regrettable qu’une fois encore les travailleurs «seniors» soient lourdement pénalisés par des mesures d’économies. Les entreprises de médias devraient se rappeler que si le journalisme est un métier en constante évolution, il se nourrit aussi de l’expérience.

syndicom exprime toute sa solidarité aux 15 collaborateurs concernés et à tout le personnel déjà mise à épreuve par le déménagement ordonné de Genève à Lausanne et assure le SSM de son soutien.


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