Ordonnance sur la poste – du vieux vin sous de nouvelles étiquettes

Ce que le Conseil fédéral présente comme un meilleur approvisionnement des prestations postales est un leurre. Car les modifications de l’ordonnance resteront d’ordre purement linguistique dans leurs conséquences. Aucun office de poste ne pourra être sauvé ainsi. Au contraire, le démantèlement se poursuivra sans relâche.

Le Conseil fédéral affirme que l’accès aux prestations postales sera mieux garanti. C’est tout simplement faux. Le Conseil fédéral modifie certes plusieurs passages de l’ordonnance sur la poste au niveau linguistique. Mais à y regarder de plus près, on remarque rapidement que ces modifications démontrent un activisme qui ne vise aucune réel changement.

Légitimation à démanteler
Les prestations financières doivent être accessibles pour 90% de la population en 20 minutes. Cette disposition semble être une bonne chose, mais elle est vidée de son sens compte tenu du fait que le service à domicile est désormais pris en considération. En d’autres termes, La Poste peut remplacer les offices de poste avec une prestation inadéquate, qui n’est pas utilisée.

Les villes doivent obtenir un point d’accès par 15´000 habitants. Ceci n’apportera aucune modification, car les agences postales, donc les filiales postales des partenaires, valent aussi comme points d’accès. Or la distinction entre un office de poste et une agence est énorme. Alors qu’un office de poste compte en moyenne 375 visites de clients par jour, il n’y en a que 28 dans une agence. La raison réside dans l’offre médiocre des filiales de partenaires. Le Conseil fédéral estime lui que cette offre fait office de substitution équivalente.

syndicom exige une révision de la loi sur la poste
C’est choquant de voir comment la population est menée par le bout du nez par le Conseil fédéral. Les parlementaires qui prennent au sérieux les requêtes de la population doivent désormais être actifs. Une révision des critères d’accessibilité est indispensable au niveau légal.

Même les calculs de La Poste montrent que le changement engendre seulement deux à huit millions de francs frais supplémentaires. Et sans déduction faite des fermetures prévues. Les frais supplémentaires sont occasionnés pour l’essentiel dans le service à domicile inadéquat – fourni par PostMail.

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