syndicom et impressum dénoncent la vision purement spéculative de l’éditeur. L’arrêt de cette publication représente une véritable catastrophe pour la Suisse romande !

Tamedia a annoncé ce jour jeudi 7 juin l’arrêt de la parution du Matin Semaine dans sa version papier. L’éditeur zurichois qui se félicite d’une santé financière excellente, se comporte ainsi comme le croque-mort de la diversité de la presse en Suisse romande syndicom et impressum exigent que le groupe revienne sur sa décision, participe à la recherche d’une solution pour la sauvegarde du quotidien populaire et consulte les employés concernés avec tout le respect qu´ils méritent. 

Tamedia prend la décision de stopper la parution du Matin Semaine dans sa version papier, alors même que l’éditeur est devant l’instance vaudoise de conciliation où syndicom, impressum et les rédactions romandes exigent le maintien de la version papier du Matin Semaine et le gel des licenciements sur deux ans. La procédure de conciliation interdit pourtant aux parties toute mesure de coercition.

Tamedia met la charrue avant les bœufs, car avant de négocier un plan social, il faut envisager toute mesure de réorganisation et toute nouvelle stratégie qui puisse éviter à la fois la disparition d’un quotidien et les licenciements. On attend que Tamedia fournisse tous les documents utiles et pertinents pour que la procédure de consultation prévue et imposée par le Code des Obligations puisse être menée conformément aux exigences du Tribunal fédéral. Ce n’est que par le strict respect des conditions de consultation en cas de licenciement collectif que l’on évitera une escalade. Le personnel décidera ces prochains jours de la réaction à apporter suite à cette terrible nouvelle.

Sont concernés 41 collaborateurs que Tamedia maintient dans un doute anxiogène depuis plusieurs mois. Ainsi, après avoir usé physiquement et psychiquement ses collaborateurs, qui attendent depuis plusieurs mois le sort qui sera réservé à leur titre, Tamedia se contente d’annoncer son élimination brutale.

Né en 1984 dans le sillon de La Tribune de Lausanne, Le Matin, tiré à près de 40´000 exemplaires et touchant 218´000 lecteurs, manquerait cruellement à la Suisse romande dont les journaux panaromands se comptent désormais sur les doigts d´une main  après la perte de L´Hebdo l´an dernier.

syndicom et impressum en appellent à la responsabilité du groupe Tamedia : ayant acquis en peu de temps trois quarts du tirage de la presse abonnée en Suisse romande, le quasi-monopoliste zurichois a une responsabilité particulière envers le public romand et la diversité de la presse. Etant devenu un des derniers grands employeurs de journalistes et de personnel rédactionnel, Tamedia doit offrir des garanties d’emploi à ses collaborateurs. Le syndicat et l’association professionnelle soutiennent et luttent aux côtés des membres du personnel de la rédaction du Matin Semaine et les accompagnent juridiquement et moralement dans ce conflit collectif.

 

Tamedia joue à un jeu opaque

La procédure de conciliation des représentant-e-s du personnel auprès de l’Office de conciliation vaudois est en cours. Les sociétés des rédacteurs et du personnel de Tamedia Suisse romande avaient déposé cette procédure avec le syndicat syndicom et l’association professionnelle impressum le 28 mars déjà.

Des rumeurs incessantes sur des mesures drastiques de Tamedia concernant le Matin circulent depuis un certain temps. Si l’éditeur décidait, pendant la procédure de conciliation, de stopper purement et simplement la parution du Matin et de licencier du personnel, il agirait dans un esprit de confrontation.

Si les licenciements sont confirmés demain, cela constituerait une violation de la procédure de conciliation. syndicom rappelle que la procédure prévoit de renoncer à toutes mesures de coercition, cela concerne les employés et les employeurs.

06.06.2018

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